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La variété expliquée 102 L'été indienLa variété expliquée à mon fils # 102
L’été indien
Joe Dassin
1975

Hier était effectivement le 1er jour de l’été, il fallait donc bien une chanson pour l’évoquer (même si, je le concède, c’est totalement ridicule de prendre celle-ci qui fait référence à l’automne…). Pardonnons donc ce contre-sens en appréciant plutôt l’artiste Joseph Ira Dassin (alias Joe Dassin) qui n’avait pas encore été programmé jusque là (honte !).

Le grand-père de Joe quitte donc Odessa (Ukraine) pour les États-Unis, persuadé que là-bas il suffisait de se pencher pour ramasser l’or à pleines mains… Jules Dassin, réalisateur de films, et Béatrice Launer, violoniste virtuose, habitent donc New York puis Los Angeles où ils élèvent leurs 3 enfants. Mais le père a appartenu un temps au parti communiste américain (jusqu’à la conclusion du pacte germano-soviétique) et cela lui est fortement reproché : la famille est contrainte de revenir en Europe où elle n’aura de cesse de déménager au fil des tournages…

Malgré cela, Joe poursuivra de brillantes études, allant même jusqu’au doctorat (!) d’ethnologie. En 1962, Joe se fait engager par son père comme technicien sur le tournage de Topkapi (il fait d’ailleurs une très brève apparition à la fin du film). Il doublera également des films américains, écrira des articles pour Playboy et The New Yorker, jouera des petits rôles pour le cinéma et sera assistant-metteur en scène sur le tournage de What’s new Pussycat ?

Mais le grand tournant dans la carrière de Joe est dû à un heureux hasard. Une amie à lui, Maryse Massiera (qui deviendra sa femme), a récupéré une bande sur laquelle Joe chante ; elle voudrait lui faire graver sur un disque pour lui offrir à son anniversaire (idée-cadeau originale soi dit en passant). Elle a parmi ses connaissances une jeune femme qui est secrétaire chez CBS Records, maison de disques qui vient de s’installer en France pour distribuer les albums des stars américaines. Mais lorsqu’ils écoutent la bande «privée», CBS est convaincue de tenir là son 1er artiste francophone et, le 26 décembre 1964, Joe Dassin est ainsi le 1er résident français à signer un contrat avec une maison de disques américaines. Malgré tout, 2 échecs suivront, puis un «succès d’estime» (25 000 exemplaires), encore un disque en demi-teinte et, au cours de l’été 66, son 1er single : Guantanamera. La chanson est alors interprétée par de nombreux artistes, mais la postérité aura surtout retenu la version de Joe Dassin. Six mois plus tard, il tient enfin le titre qui le fera exploser, Les Dalton, qui comptera un nombre de passages télé record.

Mais nous verrons plus tard le parcours assez incroyable de Joe ; profitons donc de cette chanson mélancolique !

voir le clip

 

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