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paper-blog 03 cover Jardins sucrésJardins sucrés
titre original : Jardins sucrés
Lewis Trondheim & Fabrice Parme
Éd. Delcourt, collection Shampooing, 2011, 120 pages, couleur

De quoi parle le livre

Pas facile la vie avec son doudou ! Tiffany reçoit à Noël un panda persuadé que la petite fille est son cadeau… Hugo adore l’air terrifiant de son Brütor, un grand monstre poilu à la fois gentil et hyper-sensible… Maxime, adolescent, cherche à se débarrasser de Kokoala…
Tout ce petit monde sera amené à sauver Tiffany, petite fille snob propriétaire du doudou poney-licorne-pégase, qui est dans l’antre de la sorcière maigre…
Non, je vous assure, ce n’est pas (forcément) une BD pour les enfants !

paper-blog 03 extrait 01 jardins sucrés

Autour du livre : à quoi servent les doudous (ou objets transitionnels quand on veut se la jouer intello) ?

La majorité des enfants occidentaux «prennent» un doudou vers l’âge de 4 mois, mais il faut savoir que c’est un «phénomène» qui leur est presque réservé : très peu d’enfants asiatiques, par exemple, s’approprient un objet transitionnel comme on peut le voir dans nos cultures…
Depuis qu’il est né, le nourrisson ne fait pas de différence entre lui et sa mère, ni entre lui et le monde qui l’entoure. Lorsque la différenciation débute (vers 4 mois donc), le jeune enfant découvre sa dépendance à l’autre (qui le nourrit, qui le lave, etc.), son angoissante dépendance même…
L’enfant choisit alors un objet privilégié qui devient sa 1re possession reconnue comme n’étant pas lui-même. Plus tard, l’enfant pourra même s’en détacher encore un peu plus et jouer alors avec le doudou.
Il n’en reste pas mois que le doudou est un objet d’addiction strcuturant ; il permet à l’enfant de se séparer de sa mère, d’accepter cette rupture, sans pour autant nier l’absence maternelle.

En France, on dit «un» doudou ; mais au Canada, ce mot est féminin ! De même, chez nos amis québécois, le mot désigne une couverture ou un morceau de tissu que l’enfant s’est approprié ; pour les peluches, ils appellent cela «toutou»…
L’art de collectionner les ours en peluche (mais là on ne parle plus de doudous, mais de personnes capable de mettre des centaines d’euros dans un Paddington de 1958…) s’appelle l’arctophilie.

paper-blog 03 extrait 02 jardins sucrés
Quelques mots sur Fabrice Parme

Cet homme de 46 ans nous vient de Laxou (périphérie de Nancy, Meurthe-et-Moselle) ; son trait si particulier nous a déjà donné quelques chefs-d’œuvres dont je suis particulièrement fan : les séries «Le Roi catastrophe» et «Venezia», mais aussi le design du dessin animé «La famille Pirate» (avec une pensée particulière pour Sac à main et La Sardine).
Son trait est particulièrement beau et je vous invite à regarder d’un peu plus près ses BD… La justesse du trait (à la fois simple et sans accroc), l’équilibre (aussi bien au sein de chaque case que sur l’ensemble de la planche), l’encrage, les couleurs… tout est parfait !

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Je vous conseille aussi…

Allez zou, pas une minute à perdre, on se relit les 3 premiers tomes du Roi catastrophe de Fabrice Parme !

> Tome 1, Adalbert ne manque pas d’air
> Tome 2, Adalbert perd les pédales
> Tome 3, Adalbert à tout pour plaire

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